🛒 5 bonnes raisons de ne plus laisser le supermarchĂ© dĂ©cider pour vous

Imaginez avec moi demain. Vous ouvrez votre application de courses
 et en quelques clics, tout est dĂ©cidĂ© pour vous. Mais Ă  quel prix — et surtout, pour quelle qualitĂ© ?

Imaginez avec moi demain.

đŸ“±Vous ouvrez votre application de courses.

“ Click&Mange, votre application rapide, pratique
 et automatique” 
“Cette semaine, nous avons sĂ©lectionnĂ© 3 menus pour vous.”

Parfait. Tout est pensĂ© ! Trois menus tout prĂȘts pour ce soir.

  • đŸœïž Un plat prĂ©parĂ© â€œĂ©quilibrĂ©â€ avec carottes, tomates
 Ă  la fin d'une liste d’ingrĂ©dients longue comme un jour sans pain, dont vous ne comprenez pas la moitiĂ©
  • 🍝 Des pĂątes bio
 encore. Parce qu'en bio, ce sont des pĂątes. Dans un budget serrĂ©, comme pour beaucoup aujourd’hui, c’est la seule option bio proposĂ©e
  • 🇧đŸ‡Ș Et un plat “local” avec un joli drapeau belge
 jusqu’à ce que votre voisin vous explique que la marque appartient Ă  un groupe d’import-export basĂ© ici
 mais qui produit Ă  l’étranger
Plats préparés pour vous

Vous pouvez tout modifier, bien sûr.
💾 Mais le prix s’envole vite
 un peu comme un bagage en soute chez Ryanair ✈

Alors ce soir, ce sera le plat â€œĂ©quilibrĂ©â€. Des lĂ©gumes
 ça fait longtemps.đŸ„•

👉 2 clics. Vos courses sont faites, votre choix est le bon, et votre repas est dĂ©cidĂ©.

“Click&Mange, votre application prĂ©fĂ©rĂ©e”

Vous aimez ? 😏

Et si ce scĂ©nario vous semble exagĂ©ré  lisez la suite. Votre perception pourrait bien changer.

Voici 5 Ă©lĂ©ments de ce scĂ©nario qui sont dĂ©jĂ  une rĂ©alitĂ©.👇

5 bonnes raisons de quitter votre supermarché


1. Votre supermarché choisit votre repas à votre place

🧠 Vous pensez choisir librement ? Bien sĂ»r
 mais avec un choix limitĂ©, dans un dĂ©cor pensĂ© pour orienter vos dĂ©cisions.

Comme dans l’application, c’est le supermarchĂ© qui dĂ©termine le menu : il choisit les marques, les produits, ce qu’il met en avant.

Ce choix est guidĂ© par un besoin simple : proposer des produits disponibles partout, tout le temps. D’oĂč le recours aux grands groupes industriels agroalimentaires et aux exploitations agricoles intensives.🌍

MĂȘme les produits de marque ou de “marque magasin” ne viennent pas du magasin. Ils sont fabriquĂ©s par de grandes industries, toujours les mĂȘmes, puis sĂ©lectionnĂ©s et positionnĂ©s selon des logiques de volume et de rentabilitĂ©.📩

On sait par exemple que NestlĂ© possĂšde plus de 2000 marques dans le monde, Unilever plus de 400, et Mondelez regroupe Oreo, LU, CĂŽte d’Or, Milka


đŸ„› Mais il existe aussi des acteurs plus locaux, comme Milcobel, coopĂ©rative laitiĂšre belge qui collecte et transforme prĂšs de 1,3 milliard de litres de lait par an, destinĂ©s Ă  plus de 100 pays (marques Passendale, fromage de Bruges, Incolac
).

Vous avez l’impression de choisir
 mais au final, quelques gĂ©ants se partagent le gĂąteau.🎂

👉 Vous ne choisissez pas parmi tout ce qui existe
 mais parmi ce qui a Ă©tĂ© choisi pour vous.

Les multinationales et leurs marques

D’autre part, la recherche est claire : la disposition des produits, leur emplacement, leur visibilitĂ© (tĂȘtes de gondole, caisses
) influencent les achats. 🛒 Une Ă©tude a montrĂ© qu’un agencement plus sain amĂ©liore les ventes de produits favorables Ă  la santĂ©. Ce n’est pas un hasard si l’Angleterre a encadrĂ© le placement des produits trop gras, sucrĂ©s ou salĂ©s Ă  certains endroits stratĂ©giques.

Vous l’avez dĂ©jĂ  vĂ©cu : un achat non prĂ©vu, un paquet attrapĂ© “au passage”, un compromis dans la file de caisse avec un enfant fatiguĂ©.😅

Ce n’est pas un manque de volontĂ©. C’est un systĂšme pensĂ© pour ça.

🧠 La vraie question est donc : à qui voulez-vous donner le pouvoir de vous influencer ?

2. Votre supermarché ne souhaite pas que vous achetiez bio ou local

Une cuillĂšre d’acĂ©tamipride, un jet de glyphosate
 qui en veut ? 😬 En rĂ©alitĂ©, personne.

Epandage de pesticides

On pourrait donc penser que le bio est une évidence. Et pourtant


Comme les produits locaux, il est rarement mis en avant. J’ai personnellement constatĂ©, Ă  Arlon, que le rayon bio des supermarchĂ© est en retrait, parfois au fond du magasin. Et au mieux, quelques produits locaux cĂŽtoient une majoritĂ© de produits industrialisĂ©s. 🛒

Pourquoi ?

Parce que le bio et le local ne correspondent pas au modÚle des supermarchés : volume, standardisation, centralisation.

Le local est produit en petites quantitĂ©s, pas toujours disponible. Le prix se nĂ©gocie moins facilement (c’est plus facile de « nĂ©gocier » quand le producteur n’a plus le choix que de passer en grande surface). Le bio est plus saisonnier, moins standardisĂ©. RĂ©sultat : une rentabilitĂ© moindre.📉

Mais surtout
 Le bio et le local réveillent le consommateur !

On lit les Ă©tiquettes. On s’interroge sur l’origine. On compare. On rĂ©flĂ©chit.

👉 Et ça
 ce n’est pas idĂ©al dans un modĂšle basĂ© sur la rapiditĂ©, l’achat impulsif et le volume.

Ce n’est sans doute pas un hasard si plusieurs Ă©tudes montrent aujourd'hui une diminution des rĂ©fĂ©rences bio et de leur espace en rayon des supermarchĂ©s.

🐄“Bio” et “local”, c’est bien pour l’image. Mais dans un systĂšme bien huilĂ©, ce n’est pas ce qu’on cherche Ă  encourager.

3. Votre argent peut enrichir notre communauté  ou partir ailleurs 💛

La question est simple.

👉 Vous avez 100€ à donner. Vous les donnez à qui ?

À une multinationale et leurs actionnaires
 ou à quelqu’un prùs de chez vous ?

đŸ€ Quand vous achetez local, votre argent reste dans l’économie locale : il fait vivre un producteur, un artisan, un commerce
 qui consomme Ă  son tour local. C’est un cercle vertueux.

À l’inverse, une grande partie de l’argent dĂ©pensĂ© en grande distribution quitte le territoire (logistique, centrales d’achat, actionnaires
).🌍

Selon plusieurs Ă©tudes, 100 € dĂ©pensĂ©s dans un commerce indĂ©pendant gĂ©nĂšrent environ 45 € de retombĂ©es locales, contre 14 € dans une grande chaĂźne.

Et avec l'Ă©pi lorrain, c'est mĂȘme 100% de retombĂ©es locales garanties (voir mĂȘme plus, mais ce sera un autre sujet). L'Ă©pi est la monnaie d'Ă©change de notre territoire et sera dĂ©pensĂ© Ă  coup sĂ»r dans le sud de notre belle Province du Luxembourg, en Lorraine belge. 
Epi lorrain

đŸ§ș Vos courses ne remplissent pas seulement votre frigo. Elles dessinent aussi le type de ville dans laquelle vous avez envie de vivre. Une ville de vitrines vivantes, de visages connus, oĂč l’on y trouve du travail
 ou une ville oĂč l’argent passe, et puis s’enfuit Ă  l’autre bout du monde ?

4. Le bio et le local sont plus chers
 en supermarché

Vous avez déjà compris pourquoi.

Mais si on y réfléchit simplement, le vrac et le peu transformé sont souvent trÚs compétitifs dans les commerces indépendants. Parce que vous ne payez pas :

  • ‱ l’emballage inutile 📩
  • ‱ le marketing (chouette, des pubs!)🧠
  • ‱ la marque (prix -44% en moyenne)📱
  • ‱ les intermĂ©diaires 🔁

Dans une structure plus petite, il y a moins de couches de coĂ»ts, moins de pression d’actionnaires, et donc plus de cohĂ©rence. De nombreuses raisons font que les produits en vrac sont moins chers.

Produits vracs ne payez pas l emballage

👉 RĂ©sultat : sur beaucoup de produits du quotidien, le prix redevient plus juste. Autant pour le client, que pour le producteur.

La vraie question qu'il faut se poser sur le prix devient :

👉 Est-ce que je paie pour le produit et sa qualité  ou pour tout ce qu’on a ajoutĂ© autour ?

5. De plus en plus transformé  et de moins en moins clairđŸ„«

Aujourd’hui, une grande partie de ce qu’on trouve en supermarchĂ© est ultra-transformĂ©.

Si les ingrédients ne se trouvent pas dans votre cuisine, si vous ne pouvez pas recréer le produit
 il est légitime de se poser la question : pourquoi le font-ils ?

Dans le documentaire Bien dans son assiette : La preuve par deux, on voit Ă  quel point ces produits sont conçus pour ĂȘtre faciles Ă  manger
 mais difficiles Ă  arrĂȘter. Plus mous, plus sucrĂ©s, plus salĂ©s
 tout est pensĂ© pour que ça glisse.😅

👉 RĂ©sultat : on mange plus vite, on mĂąche moins, et la satiĂ©tĂ© diminue.

đŸȘ On craque, un biscuit, un second
 puis la boĂźte y passe. On mange plus, on achĂšte plus.

Au final, qui gagne ?
Certainement pas le consommateur.

Légumes emballés dans du plastique

Une consommation Ă©levĂ©e d’aliments ultra-transformĂ©s est associĂ©e Ă  un risque accru de maladies cardiomĂ©taboliques, de mortalitĂ© et de troubles de santĂ© mentale. 🧮 Les emballages plastiques jouent aussi un rĂŽle, avec des impacts sur le sommeil, la prise de poids ou la fertilitĂ© (je vous conseille l'excellent documentaire The Plastic Detox).

🐄 Et surtout, impossible de vraiment savoir ce que l’on mange. D’oĂč viennent les ingrĂ©dients ? Le bƓuf de votre lasagne, par exemple ? D’argentine ? D’Australie ? L’information est souvent
 minimale.

À l’inverse, quand vous achetez brut, en vrac, peu transformĂ©, vous reprenez la main.

Et vous gagnez quelque chose de prĂ©cieux : comprendre ce que vous mangez
 et redevenir acteur de votre santĂ© et de votre impact. ✹

💛 Et si c'Ă©tait plus simple que ça en a l'air ?

Chez Epices & Tout, nous sommes conscients que changer ses habitudes, c'est parfois difficile. Alors on a choisi de faire les choses autrement.

  • 👉 Des produits choisis avec soin et une totale transparence
  • 👉 Du local, du bio, du vrac produit avec amour
  • 👉 De la simplicitĂ©, avec le site en ligne et la boutique facile d'accĂšs
  • 👉 Et surtout
 du lien humain. Car ĂȘtre bien accompagnĂ©, conseillĂ©, c'est pour nous la clĂ© !

Du goĂ»t, du bon et de la transparence. Bien manger ne devrait pas ĂȘtre un combat, pour nous, bien manger est d'abord un plaisir.

Et vous, quand commencez-vous Ă  bien manger ?

Pour aller plus loin

Documentaire Netflix : Bien dans son assiette : La preuve par deux

Documentaire Netflix : The Plastic Detox

Magazine belge Itinéraires Bio : Consommation bio : le retour à la croissance ne dit pas tout

Magazine belge Pleinchamp : Bio belge en grande distribution : il devenait urgent de renouer le dialogue! Dossier Libramont 2024

Angleterre : Restricting promotions of products high in fat, sugar or salt by location and by volume price: implementation guidance

Etude sur les impacts des produits ultra-transformés :Ultra-processed food exposure and adverse health outcomes: umbrella review of epidemiological meta-analyses

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